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OPERATION MOON FIRE (Bétaucourt/Perret)

BD. Texas, 1963. Dave et Charlene sont en train de regarder les étoiles filantes dans le ciel tout en fumant un joint. Alors que Charlene est partie chercher une bouteille de mescal dans la voiture, Dave sort la bague qu’il va lui offrir pour l’anniversaire de leur rencontre. C’est pile à ce moment-là qu’une soucoupe volante atterrit dans la clairière d’à côté. Des Martiens en sortent, livrent des pistolets laser à des humains qui s’empressent de les essayer sur un homme noir qu’ils attachent à un arbre…Repérés, Dave et Charlene parviennent à s’enfuir de justesse. Un peu plus tard, sûrs de ne pas avoir rêvé, ils décident de mener l’enquête avec l’aide de Vince, le frère aîné de Dave…

Bétaucourt et Perret travaillent ensemble depuis quelques temps déjà et ont réalisé plusieurs albums comme Quelques jours à vivre (chez Delcourt en 2017), Ils ont tué Leo Franck (Steinkis, 2020) ou encore Silence radio (Delcourt, 2022). Des histoires bien ancrées dans le réel. Cette fois, le dessinateur a visiblement demandé à son compère de lui écrire quelque chose de différent, qui s’éloignerait du réalisme : Opération Moon Fire. Un récit qui mêle conquête spatiale (Kennedy avait lancé le projet lunaire un an auparavant), suprémacistes blancs et retour du troisème Reich (avec ce qui se passe en ce moment aux États-Unis, notamment avec l’ICE, aux méthodes aussi brutales que choquantes, on peut dire que Bétaucourt a eu le nez creux) et complotisme (très présent, là aussi, aux États-Unis en ce moment), le tout traité au second degré. Car l’enquête des 3 adolescents est avant tout l’occasion pour les auteurs de s’amuser des théories qui pouvaient circuler aux États-Unis dans les années 60 autour de la guerre froide, du meurtre de Kennedy et des supposées visites de Martiens…tout en alertant sur le danger des fake news et des complotistes qui les colportent.

Un scénario surprenant qui fonctionne parfaitement, notamment grâce au dessin très juste de Perret et à la colorisation vintage de Bona qui nous plonge avec efficacité dans les années 60. C’est un brin délirant, certes, mais surtout intelligent, drôle (avec une mention spéciale pour la « prestation » d’Hitler) et divertissant. On aime beaucoup!

(Récit complet, 112 pages – Jungle/RamDam)

sullivan:
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