ALBUM. Les italiens de Zu reviennent avec Ferrum Sidereum. Un double opus de 11 titres pour plus de 79 minutes de musique ! Malgré plus de 15 albums au compteur les mecs ont visiblement encore le feu sacré et livrent ici un véritable monstre musical qui peut faire peur de prime abord puisqu’il propose un voyage aux confins du métal, de l’indus, du rock-progressif, de l’électronique et du free-jazz (avec la présence du saxophone baryton de Luca T Mai ici ou là). Riche et varié, répétitif, sombre, régulièrement lourd et bruitiste, épique même (comme sur Golgotha ou La Donna Vestita Di Sole). Pas vraiment le genre d’album que l’on met en fond sonore quand on a des invités… Au contraire, il demande patience, curiosité et abnégation. Car on ne va pas se mentir : ces 11 titres ne sont pas vraiment faciles d’accès. Un voyage qui s’adresse avant tout à ceux qui aiment que la musique soit une aventure… Mais que l’on peut entreprendre en plusieurs fois parce que c’est vrai que sur la longueur, ce Ferrum Sidereum peut s’avérer éprouvant. Bref, ce n’est pas forcément le genre de trucs vers lequel on va spontanément mais quelque part, on est rassurés de voir que des albums comme celui-là, résolument singuliers et volontiers expérimentaux, existent encore.
(House of Mythology)