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LA THEORIE DU GRAIN DE SABLE (Peeters/Schuiten)

BD. Brüsel, 21 juillet 784. Un étranger arpente la ville, attirant le regard des habitants. Il faut dire qu’il est particulièrement grand, porte une longue barbe et des vêtements intrigants. Il est venu de son lointain Boulachistan pour vendre des bijoux. Au même moment, de curieux événements ont lieu dans la ville : madame Antidova retrouve régulièrement du sable dans son appartement ; chez Constant Abeels, qui habite l’immeuble d’en face, ce sont des pierres blanches qui pèsent toutes 6793 grammes (un nombre premier) qui apparaissent chaque jour ; quant à Maurice, le cuisinier, il perd du poids sans toutefois maigrir…Mary Van Rathen, spécialiste en fait insolites, est envoyée de Pâhry pour enquêter…

Casterman poursuit la réédition des différents épisodes des Cités obscures, fameuse série signée Schuiten et Peeters, dans un même grand format cartonné. Cette fois, ce sont donc les deux tomes de La Théorie du grain de sable, auparavant parus en 2007 et 2008, qui ressortent en un seul gros volume de 128 pages à l’édition soignée. Où l’on retrouve bien sûr cette ville de Brüsel, architecturalement revisitée par les auteurs qui s’amusent à lui donner un côté steampunk du plus bel effet, qui existe dans un univers parallèle au nôtre et à la capitale belge que l’on connaît. Rien d’étonnant donc à ce qu’il s’y passe des choses curieuses liées bien sûr à cet étranger qui vient d’arriver dans la ville. Il sera nécessaire à Mary Van Rathen de comprendre pourquoi cet homme du Boulachistan est venu dans la ville et ce qui se passe dans son pays pour mettre fin à ces événements bizarres. Car selon la théorie du grain de sable du titre (ou celle des dominos), un événement qui a lieu à l’autre bout du monde peut avoir des répercussions chez nous. Teinté d’un fantastique qui intrigue (on a bien sûr envie de savoir ce que cache l’apparition de ce sable et de ses pierres et le rôle que jouent les nombres premiers), le récit tient joliment en haleine le lecteur mais vaut peut être surtout pour l’univers, incroyablement inventif, créé par Schuiten (qui propose ici un dessin comme d’habitude magnifique, un noir et blanc sur papier de couleur beige d’une grande finesse et précision, qui rappelle la gravure) et Peeters, qu’ils n’ont eu de cesse d’explorer et développer à travers récits en BD mais aussi d’autres formes : conte pour enfants, guide de voyage, recueil de journaux…Que cette très belle réédition nous propose de découvrir ou redécouvrir !

(Récit complet, 128 pages – Casterman)

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