RÉSUMÉ ET PHOTOS : NICÉPHORE

SEVEN HATE ...DEAD POP CLUB..UNLOGISTIC...DICKYBIRD...ETC.


13 Décembre 2003, Poitiers.
13 Décembre 2003, dernier concert des Seven Hate à Poitiers, leur ville d’origine et accessoirement celle où j’ai vécu mes premiers concerts. Une grosse fête en perspective et beaucoup de nostalgie. Je les ai vu pour la première fois il y a 7 ou 8 ans à Orsay au Mille Klub en région parisienne, on devait bien être vingt dans la salle… puis il y a eu 5 albums, quelques changements de line-up pour finir avec cette formule à cinq. Ils en ont fait des concerts, croisé des groupes, des amitiés se sont créés et pour cette dernière une bonne dizaine de groupes sont venus faire deux ou trois morceaux pour leur rendre un dernier hommage. Le public aussi puisque la salle affiche complet. Passons les premières formations aux reprises plus ou moins maîtrisées, les choses sérieuses commencent avec Dead Pop Club, c’est toujours aussi bien réalisé mais je n’ai jamais accroché sur leurs morceaux, un peu trop propre peut-être…déboulent les Unlogistic et leur hardcore old-school avec boite à rythme, pas de pose juste de la fureur, ils ne font pas dans la dentelle mais ça fait du bien ! Puis c’est Dickybird qui vont aller mettre la barre très très haut, ce trio dégage une telle intensité, implacable basse-baterrie math-rock style Jesus Lizard et une chanteuse/guitariste à la présence scénique époustouflante. En trois morceaux, dont une reprise des Seven Hate, on est conquis, j’ai hâte de pouvoir les revoir sur scène. Le temps de reprendre son souffle et on prend sa troisième claque de la soirée avec les Sleeppers, on les croyait disparus et les voilà qui reviennent avec un nouvel album sous le bras, quelques accords et on est happé par la lame de fond noise, les rythmes tribaux, les gaillards sont en forme et on est dès les premières secondes emporté dans l’univers Sleeppers , là encore on finit sur une reprise et on est déçu que ça s’arrête. Surtout que c’est pour un concert des Octoons, groupe " hardcore mélodique festif " de Pau, dont je me serais vraiment passé ce soir là ( à mon avis un choix malencontreux de la salle). Et c’est partit pour les Seven Hate avec cette formule à 5, chanteur devant, batterie à l’ex-batteur des Portobello bones. La salle affichait complet et ça bouge dans tous les sens, gros smiles sur toutes les faces, ça slamme, ça pogotte mais toujours dans la bonne humeur, les cinq albums sont passés en revues, quelques reprises (Overflow, Whos, Hard-Ons), des petits clins d’œils comme ce " I’m a patient boy, I wait, I wait… " placé en break au beau milieu d’un morceau, plusieurs invités, dont leur premier bassiste, un morceau avec la chanteuse des Dickybirds... C’était grand ! Les Seven Hate étaient passés maître dans leur art mais ils avaient aussi cette petite étincelle qui fait que ce n’était pas un énième clone hardcore mélodique. Un putain de groupe de rock.
Nicéphore

 

 

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