BETON ARME à Paris : Un concert entre furie chaotique et énergie positive !

Béton Armé / R.A.S. / Criminal Damage / Rue Barbare, Bal Chavaux (Montreuil), 26.09.2026

En ce samedi soir, il y a du monde au sous-sol du Centre-Commercial de Croix de Chavaux. Normal, R.A.S. 84, les gloires locales de la oï des années 80, et Béton Armé, enfants surdoués de la nouvelle génération, jouent au Bal Chavaux. Rue Barbare et Criminal Damage complètent l’affiche.

Arrivé un peu tard je loupe les deux premiers groupes. Ce sont les aïeux de R.A.S. 84 qui commencent déjà leur set devant un public acquis à la cause. Entre morceaux du début des années 80 et titres plus récents, les gars de Bois-Colombes mettent le feu à un Bal Chavaux maintenant bien remplit. Il faut dire que le groupe reformé se fait rare. Dans le pit, le public chante, saute, pogote… c’est comme souvent un beau bordel. Sur scène, le groupe nous transporte dans les années 80 (on s’y croirait plus que de raison)… mais comme le dit un ami, dans le public c’est plus « safe » qu’à l’époque ! Les tubes y passent les uns après les autres, de « 84 » à « Alléluia » jusqu’au paroxysme de « Mort Pour la France » (version boostée par rapport à l’époque) lors duquel le public rejoindra le groupe sur scène. Malheureusement le son n’est pas merveilleux (un soucis qui va se répéter toute la soirée), mais le concert est un beau moment de communion et on sent que le public, jeunes de la nouvelle génération, ou anciens de l’époque, semblent toujours heureux de retrouver ces morceaux des années 80.

Je dois avouer que, de mon côté, je suis plus venu pour Béton Armé qui emmène dorénavant sa oï vers d’autres contrées plus modernes et souvent plus hardcore (voir parfois un peu rock’n’roll). Et je ne vais pas être déçu. Le groupe québécois est une machine de guerre sur scène. Un son de basse monstrueux, un batteur d’une précision incroyable, un guitariste implacable, et un chanteur toujours aussi merveilleusement show man ! Dès le premier morceau, c’est la furie dans le public. Ça démarre sur les chapeaux de roues avec une énergie incroyable et les maintenant célèbres « oh oh oh oh » dont le groupe s’est fait le spécialiste. Le tubesque « Cercle Vicieux » du dernier album est une tuerie irrésistible. Le groupe va piocher dans toutes sa discographie pour nous offrir un set bien complet. Dans le pit, comme sur scène, c’est le feu. Malheureusement, rapidement, des soucis de micros vont se produire, et le chant va régulièrement disparaitre pendant toute la suite du concert. Quelle dommage. Derrière, les choeurs sont toujours là, et le groupe enchainent avec une précision impressionnante, mais on ne pourra nier une légère frustration de voir le chant aller et venir au bon vouloir des faux contacts. Pourtant l’ambiance ne retombe pas d’un degré, et Danick, le chanteur ne lâche rien, entre pas de danse et saut acrobatique, il continue de tenir la scène avec un savoir faire impressionnant, tendant régulièrement le micro (et son faux contact) au public. On en oublierait presque les soucis de chant, emmené par cette ambiance folle et cette énergie monstrueuse qui rappelle un peu la nouvelle scène hardcore. Le groupe va d’ailleurs reprendre « Blue » de SSD, comme souvent. Autant le dire tout net, quand le groupe arrive à la fin de son set (avec un dernier « à travers les tempêtes »), nous aimerions en voir plus, mais nous sommes heureux de cette décharge d’énergie que le groupe vient de nous offrir, et on prend rendez-vous pour leur prochain passage dans la capitale !

photos live by Monsieur Rage

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