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LE ROI DES FAUVES 2. Falko (Chauvel/Guinebaud, d’après Wellenstein)

BD. Condamnés à être transformés en berserkirs après avoir été contraints d’ingurgiter un parasite, le Lehrling, Ivar, Oswald et Kaya résistent. Aidés aussi par les visions qu’Ivar a eues lors de son sommeil, ils repoussent pour l’instant leur transformation et continuent de se diriger vers la résidence du roi des fauves, plaçant en lui leurs derniers espoirs…

Il est difficile de réellement innover en matière de fantasy, pourtant, avec cette histoire parue en 2015, Aurélie Wellenstein parvenait à insuffler une certaine fraîcheur au genre en plaçant, en son centre, cette réflexion, plutôt bien vue, sur l’animalité dont l’Homme semble, à force de la repousser, avoir oublié qu’elle faisait partie intégrante de ce qu’il est. Une thématique qui a semble-t-il inspiré le très expérimenté David Chauvel et Sylvain Guinebaud qui livrent ici une belle adaptation. La narration du premier est parfaitement maîtrisée, flashback et coups de projecteur sur l’enfance du roi des fauves (pour nous permettre de comprendre son histoire) s’intégrant parfaitement à l’arc « principal ». Quant au second, il livre une belle partition graphique : son découpage fluide, ses couleurs froides (on se trouve en Scandinavie, l’hiver…) et son trait semi-réaliste restituent idéalement l’ambiance de l’univers imaginé par Wellenstein. Il se montre tout aussi inspiré lors des scènes les plus spectaculaires -les transformations- et pour donner corps à ces berserkirs ! Tout cela concourt à faire de Le Roi des fauves un diptyque certes divertissant mais pas seulement.

(Diptyque, 64 pages pour ce tome 2 – Delcourt)

sullivan:
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