COMICS. Uri Tupka, un vieil homme, retrouve de vieux amis qu’il n’a pas vu depuis qu’il s’est enfui, dans un lieu secret. Poussé à l’exil depuis qu’il a été déclaré hérétique par l’empereur à la suite de sa lettre dans laquelle il lui rappelait les textes sacrés afin de le faire revenir à plus de mesure et moins de prétention, il leur explique comment un chat dans un rêve lui permit d’échapper aux soldats de l’empereur et comment, ensuite, ayant revêtu les habits de pèlerin, il s’est mis en route pour Gallia pour retrouver la trace des dieux dont les humains pensent qu’ils les ont abandonnés…
Si Uri Tupka et les dieux n’est pas une suite directe de Le carnaval des Cadavres, ce nouveau récit, a priori prévu en 2 tomes, se passe dans le même univers. D’ailleurs, c’est le même canard blanc qui joue le rôle de maître de cérémonie et nous présente ces différents contes étranges des contrées inconnues. Cette fois, Mignola propose une seule histoire qui nous invite à suivre la quête de cet Uri Tupka qui le verra rencontrer monstres et autres démons lors d’aventures qui lui permettront de découvrir si les dieux ont bel et bien abandonné les humains et quel rôle il joue véritablement dans leur histoire. Et nous plonge dans des contes et légendes teintés de foi et de superstition que l’auteur américain a cette fois inventé de toutes pièces.
Une première partie prometteuse, dans laquelle on retrouve ce monde teinté d’étrange et de violence, très sombre, à l’image de ces nombreux aplats de noir qui accompagnent le dessin, toujours aussi épatant et singulier, de Mignola, mis en couleur par le fidèle Dave Stewart. Et comme d’habitude, le livre propose une foule de bonus (petit mot de l’auteur, recherches de personnages, essais de couverture…) en guise de postface.
(Récit en 2 parties, 104 pages pour la première – Delcourt)



