ALBUM. Avec son premier album sorti chez Ici d’Ailleurs, le groupe parisien Dééfait a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Nous ne sommes pas surpris, ils nous avaient déjà fait le coup avec leur EP sorti à la fin de l’année dernière. Car avec eux, la simplicité n’existe pas. Il faut que ça déborde, qu’on en rajoute, que ça se perde, et que surtout cela vous perde. Il faut toujours en faire beaucoup quitte à en faire trop. Il y a quelque chose de baroque dans cette agitation qui se veut noisy comme Sonic Youth et libre comme Can. On se perd donc ici au point de ne pas vraiment savoir si nous apprécions ce que nous écoutons ou si nous sommes justes hypnotisés par tant d’informations. Peut-être un peu des deux. Vous l’aurez compris, les amateurs de simplicité et d’épure passeront leur chemin, mais si vous aimez être déstabilisés, et que la profusion ne vous fait pas peur, nous ne pouvons nier que Dééfait maîtrise son sujet avec originalité et dextérité.
(7 titres / Ici d’Ailleurs)



