BD. Passionnés de chevaux, Andrea et Angelo assistent à la course de Sienne et y voient leur oncle, qu’ils n’ont jamais rencontré, la gagner. Fiers et excités, ils vont le trouver pour le féliciter. Celui-ci leur offre sa coupe de vainqueur et leur propose de venir en stage l’été aux écuries familiales pour perfectionner leur technique d’équitation. Une proposition qui n’enchante pas leur père Giorgio, qui avait tiré un trait sur la famille Montefiore, mais qu’il accepte malgré tout pour leur faire plaisir…
Huit ans après Malaterre, Gomont s’inspire de nouveau de son histoire familiale pour son nouveau récit. Il y raconte un été pivot pour 2 adolescents pendant lequel ils vont pouvoir vivre à fond leur passion des chevaux en montant tous les jours et en bénéficiant des conseils d’un entraîneur, Ambroggio. Mais aussi côtoyer les autres garçons et la jolie Alex, au caractère affirmé, embauchés par la famille Montefiore. Et mieux connaître la tante Rina et l’Oncle Guido, un cavalier doué mais sans scrupules, dont leur père ne leur avait jamais parlé. Une histoire qui sonne particulièrement juste, Gomont parvenant à saisir, avec talent, de son trait si vivant et expressif, l’excitation et l’intrépidité de ce groupe d’adolescents, leur amour des chevaux ou encore le sentiment d’injustice qu’ils peuvent ressentir face aux choix de la famille (de retirer par exemple un cheval promis à Alex pour une course). Même les conseils de l’entraîneur sonnent vrai (Gomont s’est visiblement documenté sur l’univers des courses…). Du coup, on vit cet été presque aussi fort qu’Andrea et Angelo. Et on comprend progressivement (des flash backs viennent se mêler au présent de narration) pourquoi leur père, pourtant fou de ce qu’il a fondé avec sa femme, a rejeté cette famille Montefiore, synonyme de souffrances pour lui…
A la fois hommage à une mère et déclaration d’amour à des fils, Montefiore est un beau récit d’apprentissage en même temps qu’une réflexion, mélancolique, sur le temps qui passe…
(Récit complet, 192 pages – Dargaud)



