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KARL (Bonin)

BD. Charles Brooks, riche banquier atteint de trouble autistique, meurt dans un accident de voiture. Karl, son robot compagnon, a en effet mis un coup de volant quand une biche a traversé la route devant eux. Pourtant, l’androïde est programmé pour protéger la vie des humains…Après des tests et une discussion avec Karl, il s’avère qu’il a été ébloui par la beauté de la biche et qu’il l’a évitée sans même s’en rendre compte. Se pourrait-il qu’il ait, au contact de Charles Brooks, développé une sorte de conscience ? C’est en tout cas ce que pense Magda, la fille de Brooks, qui a hérité de la maison de son père et de Karl…

Cyril Bonin continue de creuser un sillon bien personnel en BD, notamment avec ce travail graphique élégant (des crayons, sans encrage, rehaussés d’une mise en couleur informatique) reconnaissable entre mille, et c’est ce que l’on aime chez lui. Tout comme le questionnement à l’œuvre dans ses récits. Et après l’amour, les nanotechnologies ou encore le patriarcat, Karl aborde cette fois la question de l’IA et de la conscience. Un robot peut-il s’attacher à un être humain ? Peut-il être touché par la beauté d’un animal ou de la nature ? Ressent-il le temps qui passe ? Bonin répond à toutes ces questions avec l’humanisme et la sensibilité qui le caractérisent à travers un scénario astucieux qui alterne scènes du quotidien partagées par Karl et Magda qui permettent à la jeune femme d’apprendre à connaître ce « compagnon de vie » étonnant et séquences du procès qui doit déterminer si Karl, et son concepteur, sont responsables de la mort de Charles.

Un récit original, quasi-philosophique, joliment mis en image et à la construction maîtrisée. Troublant !

(Récit complet, 112 pages – Sarbacane)

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