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SOEURS DES VAGUES (Mikaël/Roulot)

BD. 1914. Quand elles recueillent ce mystérieux marin naufragé, Frau Mauser, Bessie et les autres femmes ne se doutent pas que cela va leur apporter beaucoup d’ennuis. Dès le lendemain, en effet, deux hommes aux manières louches qui ont tout l’air de mafieux débarquent dans leur petit village de Nouvelle-Écosse à bord leur Ford T. Lorsqu’ils descendent à l’auberge de « la Jacques », comme tout le monde l’appelle, ils disent être à la recherche d’un bateau. Quand elle leur répond que le seul bateau qu’elles attendent à Peggy’s Cove, c’est l’Albatros et avec lui le retour de leurs hommes de leur campagne de pêche à la morue, Ils ne semblent pas être vraiment satisfaits…

Mickaël et Roulot ont beau tous deux habiter au Québec, ils n’avaient auparavant jamais travaillé ensemble. Et on peut dire qu’avec Soeurs des vagues, ils se sont trouvés ! Un récit de pionniers (Peggy’s Cove est loin de tout) et de femmes, surtout. Qui doivent gérer le quotidien et se défendre quand les hommes sont en mer. Des femmes qui voient bien que depuis que la morue a disparu de leurs côtes, la pêche devient de plus en plus difficile et les hommes s’absentent de plus en plus longtemps. Alors elles ont eu une idée : la construction d’une conserverie de homard pour que la petite communauté puisse continuer à s’en sortir. Mais ce projet nécessite de l’argent. Et pour en trouver Frau Mauser et les autres ont décidé de devenir naufrageuses…

Voilà un récit âpre et violent mais non dénué d’espoir que les deux auteurs mènent avec maitrise et inspiration. Surtout, leurs personnages, qui évoluent en vase clos, sonnent juste et il y a une vraie humanité qui s’en dégage. Avec ses défauts, surtout (le désir de vengeance, la jalousie, la manipulation), mais aussi ses qualités (l’entraide, la solidarité, le sacrifice) que Mickaël met en scène avec naturel et à propos d’un trait aussi agréable qu’expressif. Et ses couleurs, souvent froides (le ciel est souvent bas et chargé dans cette partie du Canada…), finissent de nous immerger totalement dans cette histoire forte et marquante. Un très bon cru pour la collection Signé!

(Récit complet, 112 pages – Le Lombard)

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