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UNE FETE SANS FIN (Robic)

BD. Ce que l’on aime avec le label 619, c’est cette volonté d’utiliser le succès des auteurs reconnus de la maison pour lancer de jeunes créateurs et les aider à se faire connaître. Singelin ou Bablet ont bénéficié, en leur temps, de cette culture. C’est maintenant au tour de Martin Robic, l’un des petits nouveaux du label avec Petit rapace ou Pablo. Qui a eu carte blanche, ou presque, pour laisser sa personnalité s’exprimer. L’auteur y raconte l’histoire de Violette qui a accepté d’accompagner Dorothée à une méga fête, sujet de son prochain article (elle est journaliste…). Par amitié, mais aussi parce qu’elle a besoin de se changer les idées. La nuit sans fin : c’est le nom de cette fête à nulle autre pareil. Ayant lieu dans un endroit reculé, on ne sait rien de ses organisateurs. Tout ce que l’on sait, c’est que tout le monde s’y presse et qu’elle bénéficie de moyens pharaoniques : concerts, vagues géantes, funiculaires pour se déplacer, feux d’artifices…Ils vont y rejoindre Ulysse et Fleur, des amis de Dorothée.

Un récit synonyme de Carpe diem car cette nuit sans fin est une métaphore de la vie, un présent dont il faut profiter, jouir sans arrières pensées, entouré de ses amis, libéré de son passé et de ses fantômes (Violette traîne une culpabilité qui l’empêche d’être vraiment heureuse…) sans anticiper ce qui pourrait advenir. Une véritable épiphanie pour Violette que Robic met en scène avec habileté et singularité (réalité et rêves ou fantasmes s’entremêlent régulièrement, une confusion renforcée par les couleurs vives, un peu irréelles, choisies par l’auteur) à travers ce qu’elle vit lors de cette fête et les rencontres qu’elle fait (qui aboutissent à des récits -des anecdotes qu’on lui offre- que l’auteur enchâsse dans son intrigue principale…) d’un trait fin influencé par le manga, qui privilégie clairement la spontanéité et l’émotion à la justesse technique et dont le côté fragile colle bien à l’histoire.

Un récit sensible et mélancolique, sorte de parenthèse enchantée que l’on aimerait faire perdurer…

(Récit complet, 188 pages – Label 619/Rue de Sèvres)

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