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CHAT PILE et HAYDEN PEDIGO In the Earth again

ALBUM. C’est encore un très beau coup que le label Computer Students vient de réaliser. Proposer un album collaboratif de Chat Pile, les noise rockers qui créent le buzz depuis quelques temps, et le musicien de country/americana Hayden Pedigo. Une rencontre qui pourrait paraître surprenante de prime abord car le grand écart musical entre les deux artistes est énorme. Mais qui s’explique par le fait que les membres de Chat Pile et Pedigo habitent tous dans l’Oklahoma, un peu considéré comme le trou du cul de l’Amérique…A force de se croiser, les mecs ont sympathisé et quand l’idée d’un split a été évoquée, Chat Pile et Hayden Pedigo, parce qu’ils avaient un peu de temps devant eux, optèrent pour un album. On pouvait craindre que celui-ci ne soit qu’une alternance de morceaux typés Chat Pile ou Hayden Pedigo. Il n’en est rien. In the Earth again est bien le fruit d’une vraie collaboration pour laquelle chacun a dû sortir de sa zone de confort habituelle. C’est par exemple Raygun Busch, le guitariste chanteur de Chat Pile, qui propose 2 morceaux acoustiques folk/americana en solo avec I Got My Own Blunt to Smoke (un joli titre, touchant) et A Tear for Lucas et son chant érayé. Quand Pedigo joue de la guitare sur l’excellent Never Say Die, titre de noise rock sludge avec chant hurlé. Les musiciens se réinventent ainsi (en jouant parfois d’instruments inhabituels pour eux…) le temps de ces 11 titres qui oscillent entre morceaux plutôt ambient (Outside qui plante le décor campagnard de l’Oklahoma avec ses field recordings -des cris d’insectes- en intro ; Behold a Pale Horse qui voit les deux guitares de Pedigo et Manhole se croiser et discuter) ; envolées lourdes et brutales (Fission/Fusion, The Matador) et balades folk/americana (Demon time, l’un des meilleurs morceaux de l’album -on aime beaucoup le chant de Busch, mélancolique, voire désenchanté- avec cette guitare cristalline bluesy, probablement jouée par Pedigo, rejointe à mi-chemin par une seconde guitare menaçante qui gronde au loin ; The Magic of the World ; Inside).

Un album un brin inégal, certes, mais qui a le don de surprendre (grâce à son mélange des genres assez extrême au sein, parfois, d’un même morceau, comme sur The Matador) et retient finalement l’attention. Une vraie curiosité que ce soit pour les fans de Chat Pile ou ceux de Pedigo présentée dans une pochette magnifique.

(Computer Students)

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