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DANS LA TETE DE SHERLOCK HOLMES Le Cauchemar du Loch Leathan Partie 1 (Liéron/Dahan)

BD. 240 000 exemplaires ont été vendus de leur premier diptyque, L’affaire du ticket scandaleux ! Et on est ravis, et rassurés aussi, que des séries comme dans La Tête de Sherlock Holmes puissent encore avoir un tel succès. Car si Liéron et Dahan réutilisent les personnages créés par Arthur Conan Doyle, ils ne se sont pas « contentés » d’adapter ses romans, mais imaginent, au contraire, des enquêtes 100% originales. Le Cauchemar du Loch Leathan va, par exemple, cette fois, emmener Sherlock Holmes et son fidèle ami Watson en Ecosse. Car après avoir reçu une lettre mystérieuse (aussi imprécise factuellement que décousue syntaxiquement) en provenance de l’Ile de Skye, le célèbre détective ne va bien sûr pas pouvoir s’empêcher de se rendre sur place pour retrouver son expéditeur et comprendre ce qui se cache derrière cet appel au secours désespéré. Une enquête qui va le mener sur les traces d’une créature, le Kelpie, monstre issu du folklore écossais, qui semble hanter le lac du village d’Armishader, ainsi que d’une sorte de secte, la confrérie des cavaliers, dont les membres se réunissent en secret la nuit…

Une très bonne idée scénaristique que de plonger le limier britannique dans l’univers des légendes et superstitions écossaises ! Mais la grande originalité de la série (vous le savez si vous avez lu le premier diptyque…) est bien sûr de nous faire entrer dans la tête du célèbre détective pour nous donner à voir le fonctionnement de son cerveau (d’où le titre de la série…) à mesure qu’il avance dans son enquête. Et la mise en page, et le découpage, très singuliers, vont au bout de cette idée puisque les pages figurent régulièrement la forme du visage d’Holmes, cadre intérieur duquel les cases viennent s’insérer. Certaines pages, à la composition plus libre, se passent de cases, les dessins étant alors reliés par un fil rouge représentant le cheminement de la pensée, complexe et particulier, de Holmes. Un dispositif particulièrement ingénieux qui propose une lecture résolument différente, d’autant qu’elle est très ludique (les auteurs proposent régulièrement des manipulations à faire avec certaines pages pour voir apparaître des choses que l’on ne voit pas de prime abord), qui peut s’appuyer sur le dessin très réussi de Benoît Dahan. D’une belle précision technique, son trait inspiré par les gravures victoriennes, et ses couleurs vintage, dans des tons majoritairement marrons et verts, nous immergent parfaitement dans cette enquête écossaise. Un diptyque qui commence idéalement.

(Diptyque, 52 pages pour cette partie 1 – Ankama)

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