Skip to content Skip to footer

LE CLAN DES OTORIS Les Neiges de l’exil. Tome 6 (Melchior et Bachelier, d’après Lian Hearn)

BD. Comprenant qu’il est manipulé par la Tribu, qu’il avait rejoint en quête de ses origines, Takeo n’a d’autre choix que de tuer Ikeo s’il veut pouvoir démarrer une autre vie : venger la mort de son père et reprendre le clan Otori à ses oncles. De son côté, Kaede doit toujours faire preuve de ruse et de diplomatie si elle veut s’imposer comme Seigneuresse incontestée des Shirakawa et des Murayama. Pour cela, elle a plus que jamais besoin du soutien de Sire Fujirawa, qui espère bien, en échange de son aide et de son argent, l’épouser…

La fin d’un cycle est toujours un moment attendu et ce tome 6 ne fait pas exception, d’autant qu’il marque la fin du travail d’adaptation des romans originels de Lian Hearn par Melchior et Bachelier. Mais oui, après avoir adapté les 2 premiers romans (elle en a écrit 5 en tout) de l’autrice britannique, le duo a en effet décidé de profiter de ce moment conclusif (et de sa fin très satisfaisante) pour arrêter là leur voyage avec Kaede et Takeo. Et ils le font avec panache avec un épisode rythmé et captivant qui voit les 2 jeunes adultes prendre leur destin à bras le corps pour accomplir ce qui leur semble juste et, surtout, se retrouver. Une histoire d’amour, mais aussi de trahison, de vengeance, de discrimination (avec les invisibles…), de domination et de lutte féministe que Melchior et Bachelier nous content avec toujours autant de talent et de personnalité. On retrouve en effet la narration fluide et nerveuse de Melchior qui entrecroise les luttes des 2 protagonistes avant de les réunir à la fin de ce tome 6 et son soupçon, singulier, de fantastique, avec les pouvoirs magiques des membres de la Tribu et des personnages qui sont remplacés, dans certaines scènes, par leurs animaux-totem, véritables révélateurs de leur psychologie et de leurs émotions. Et le dessin, magnifique, de Bachelier avec ce trait au pinceau inspiré des estampes et de la calligraphie japonaise rehaussé de couleurs prononcées très inspirées.

Une conclusion très réussie de la part des auteurs mais qui laisse cependant, bien entendu, une question en suspens : Gallimard va-t-il poursuivre l’adaptation du Clan des Otoris avec un nouveau duo d’auteurs ? L’avenir nous le dira…

(Cycle 2 en 3 tomes, 88 pages pour ce tome 6 – Gallimard BD)

Leave a comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.