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BATMAN IMPOSTER (Tomlin/Sorrentino)

COMICS. Certaines huiles de Gotham, dont Wesker, qui verse chaque année à la ville l’équivalent de la moitié de son budget, en ont assez des dégâts occasionnés par Batman et des tyroliennes qu’il installe un peu partout pour mettre hors d’état de nuire les voyous de la ville et ils mettent la pression sur la police pour lui mettre la main dessus. C’est dans ce contexte déjà tendu pour le justicier masqué qu’une vidéo, fournie par Wesker Capital …, montrant Batman jetant 3 personnes cagoulées et les mains liées dans le dos dans le vide depuis le toit d’un immeuble de la 75e, arrive entre les mains du Gotham City Police Department. Le capitaine charge Wong et son équipe de remonter la piste de Batman afin de l’arrêter avant qu’il ne tue d’autres personnes…

Urban Comics a sorti l’artillerie lourde ! Pour l’arrivée du nouveau Batman ce mois-ci au cinéma, l’éditeur ressort en librairie les histoires incontournables de l’homme chauve-souris, une nouvelle compilation (Batman Ego de Cooke) ainsi qu’un nouveau récit, ce Batman Imposter (dont le réalisateur Matt Reeves, s’est, nous dit-on, inspiré). Signé par Mattson Tomlin, coscénariste du film (avec Robert Pattinson dans le rôle principal) et le génial Sorrentino (Co-créateur, notamment, de Gideon Falls avec Jeff Lemire, avec lequel il va prochainement sortir une nouvelle création, Bone Orchard Mythos) aux crayons. Un récit qui fait le choix du réalisme puisqu’il met en scène un Batman tout ce qu’il y a de plus humain. Courageux et déterminé à combattre le crime car il n’a pas le choix : c’est la seule manière pour lui de rendre hommage à ses parents, tués sous ses yeux alors qu’il n’était qu’un enfant. Un Batman que l’on découvre donc tourmenté au cours de ses discussions que la psychothérapeute Leslie Thompkins lui impose (on ne vous dit pas ici comment…) chaque matin et vulnérable. Car sous le costume renforcé, il est un être humain comme les autres, qui rentre en piteux état de ses sorties nocturnes…Pour traquer et démasquer ce second Batman, qui tue en se faisant passer pour lui…

Un très bon récit (même si on aurait aimé que le scénario joue davantage sur l’ambiguïté du titre…), sublimé par le travail graphique de Sorrentino. Un trait fin et instinctif rehaussé d’aplats de noir et de la mise en couleur, superbe, très élaborée, de Bellaire qui met parfaitement en exergue le côté sombre du scénario. Qui nous montre un Batman particulièrement réaliste et humain, en proie à ses démons intérieurs.

(Récit complet, 176 pages – Urban Comics)

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