| Slint… |
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| SLINT
+ MONADE + ET LE CIEL SE COUVRIT DE BOMBES |
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Putain, si j'avais su à l'avance ce que je verrais ce soir là, je n'aurais pas affronté la neige pour rejoindre la nouvelle grande salle institutionnelle des musiques actuelles de Reims ! Arrivés avec une bonne heure de retard, nous commençons par le grand jeu du "salut, ça va toi ? Ça faisait longtemps !". Normal, qui dit date unique de Slint en France, dit qu'on risquait de revoir pas mal de monde. Résultat, nous passerons sans doute plus de temps à discuter avec les amis de tous bords que dans la salle de concert ! On croise Mohamed et Mokhtar de Furia, puis Charles de Rroselicoeur, puis Pierre… de Rroselicoeur, puis Vivian et Marcel de Heliogabale, puis Arnaud de Pregnant / Bobby Moo et Etienne de Dragibus (et de Don Nino sur scène), puis Quentin Rollet de Rectangle, puis DJ Mamass, puis Guillaume de Engrenage, puis Laurent Stars at my Desk, puis lui, puis elle, et même Man, notre ingé son préféré… Bref, une sacré soirée de copinage, avec il faut l'avouer, une grande majorité de parisiens, tous venus pour la grande messe des gourous du post-rock. Avec tous ces bavardages, nous loupons bien entendu la fin du show de Monade, le groupe parallèle de la chanteuse de Stereolabe. Tant pis. Nous avons juste entendu quelques secondes des locaux de "Et le ciel se couvrit de bombes"… trop peu pour se faire une vrai idée, mais pas vraiment convaincu pour insister d'avantage. De toutes
manières, tout le monde n'attend qu'une chose : la reformation de Slint.
Le concert commence. Chacun doit finir sa bière ou sa cigarette en vitesse,
car tout cela est interdit dans la salle… Hum, le plaisir des salles
de musiques actuelles flambant neuves ! Slint lance son intro. David
Pajo a droite, la batterie au centre, un nouveau bassiste à côté et
un guitariste supplémentaire (quand Brian McMahan chante) à gauche.
Le son est énorme, mais pas particulièrement beau, et l'intro sent le
sapin. On s'attendait à en prendre pleins les oreilles, mais l'intro
annonce la couleur du concert : ambiance glaciale, ennui, musiciens
et public endormis. Ce n'est pas l'arrivée de Brian McMahan au chant
(monsieur aurait-il oublié ses parties de guitares ?), ni l'effet
désagréable qui masque sa voix, qui changeront la donne : la reformation
de Slint n'offrira rien de plus qu'une écoute supplémentaire de l'album.
Le groupe ne fait aucun effort pour offrir un peu plus qu'un enchaînement
de notes, sans passion ni émotion. Les guitaristes regardent leur manche
de guitare pendant que le bassiste, stoïque, ne bouge pas d'un millimètre.
Seul Britt Walford semble prendre du plaisir derrière sa batterie. La
scène, immense n'arrange pas l'absence de spectacle. On s'ennuie sévèrement,
malgré la présence de nos tubes dans la playlist… Ce n'est pas non plus
le jeu de lumière millimétrée ni les pauses interminables entre les
morceaux qui arrangeront la donne. Que s'est-il passé ? Ces gars-là
n'avaient rien à offrir si ce n'est quelques t-shirts hors de prix,
alors pourquoi se sont-ils reformés ? Lamentable… Heureusement, nous
retrouvons les amis pour discuter encore un peu avant de repartir pour
Paris, un goût amer en bouche…
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