UN LONG REGARD SUR L’INDE (Clément)

Vous êtes déjà allés en Inde ? Alors Un long regard sur l’Inde va vous rappeler de formidables souvenirs. Sinon ce livre va clairement vous donner envie de découvrir ce magnifique pays ! Son auteur, Catherine Clément, a une multitude de casquettes : professeur, journaliste, romancière et philosophe, elle dirige aujourd’hui l’université populaire du quai Branly. Elle est

COMMENT TU PARLES DE TON PERE (Sfar)

Joann Sfar écrit (une quinzaine de pages minimum) et dessine (de 3 à 5 pages) tous les jours. Il en a besoin pour se sentir bien. Voilà qui explique pourquoi il est si prolifique. Et la sortie de Comment tu parles de ton père chez Albin Michel. Un roman qu’il a eu, peut-être encore plus

LE VOYAGE DE HANUMAN (Ivanov)

« Le monde était une boule puante, il dévalait une pente, et moi avec » : voilà comment Evgueny Sidorov décrit ce qui l’entoure. Un monde qui se résume en fait à un camp. Car notre narrateur est un clandestin qui vit, ou plutôt survit, dans un camp de migrants de la Croix-Rouge au Danemark. Un camp où

LE NICOIS (Sfar)

Située sur une faille sismique, Nice avait commencé à s’affaisser et était menacée d’une montée des eaux qui pouvait la submerger. Entendant cela à la télé, Jacques Merenda décide de sortir de son exil sud-américain séance tenante (il avait quitté Nice et la France suite à des accusations de détournements de fonds alors qu’il était

L’HERBIER SAUVAGE (Cruchaudet/Vehlmann)

Le nouveau projet de Fabien Vehlmann va en surprendre plus d’un ! Parce que, pour commencer, ce n’est pas une bd mais un recueil de témoignages illustré (des aquarelles, jolies et très libres, de Chloé Cruchaudet qui peuvent être aussi bien sensuelles que très hard, réalistes que surréalistes). Et parce que le thème abordé n’est autre

UNE AME PLUS SI NOIRE Lettres de prison (Lammers)

Fin 2000, Caroline Lamarche, écrivaine et visiteuse de prison, rencontre, par hasard, Eric Lammers dans la salle de visite de la prison d’Andenne. L’homme est ce que l’on appelle un « longue peine » : figure du grand banditisme belge, il a été condamné à perpétuité pour un double meurtre. A ce moment-là, il a déjà passé 15

DADDY LOVE (Joyce Carol Oates)

En apparence, Chester Cash est un citoyen tout ce qu’il y a de plus normal. Un bon américain même puisqu’il est prédicateur à l’église de l’espoir éternel et que ses prêches enflammés redonnent courage et optimisme aux fidèles qui y assistent. En apparence seulement car le vrai Chester Cash, qui se fait alors appeler Daddy

VERS L’ABIME (Kästner)

Incroyable histoire que celle de Vers l’abîme. Signé du romancier journaliste Erich Kästner, le récit est censuré à sa parution en 1931 par son éditeur qui fait ainsi de larges coupes dans son texte d’origine et abandonne même son titre pour le plus « convenable » Fabian ou l’histoire d’un moraliste. Cela ne l’empêchera pas pourtant, 2

VITE, TROP VITE (Gloeckner)

Cette chronique va finalement trouver sa place dans la rubrique « livres » mais elle aurait très bien pu rejoindre celle des bd. C’est là toute l’originalité de ce livre : mêler (majoritairement) prose, portraits pleine page et bande dessinée. Ce qui pouvait, peut-être, paraître, a priori, comme artificiel ne l’est en fait pas du tout une fois

CARTHAGE (Joyce Carol Oates)

La vie ressemblait au bonheur que l’on entrevoit dans nombre de séries américaines à Carthage, petite ville de l’état de New-York. Notamment pour Zeno Mayfield qui y était une personnalité appréciée. Ancien maire qui a œuvré pour améliorer le quotidien de ses concitoyens, ce bon père de famille allait bientôt marier sa fille aînée, la

LA CHINE D’EN BAS (Liao Yiwu)

Après avoir récemment ressorti « Né un 4 juillet », le brûlot anti militariste de Kovic, 13e Note Editions fait une nouvelle fois la preuve de son engagement en faisant paraître « La Chine d’en bas », œuvre du dissident chinois Liao Yiwu, sa façon, marquante, de commémorer le 25e anniversaire des manifestations de Tian’anmen. Liao Yiwu est quasiment

NE UN 4 JUILLET (Kovic)

« Je suis un ancien du Vietnam. J’ai rempilé une deuxième année et je me suis pris une balle en zone démilitarisée qui m’a laissé paralysé de la poitrine jusqu’aux orteils […] Puis je leur ai parlé des hôpitaux de Vétérans, de la manière inhumaine dont on y traitait les soldats rapatriés du Vietnam, leur ai