| THE
BELLRAYS |
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Texte
: mg Suite à
un crash de disque dur
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C'est
vrai que les concerts dans les grandes salles commencent à l'heure
! A force de fréquenter les bars, on avait perdu l'habitude. Du
coup, quand on arrive dans la belle salle du Bataclan, les espagnols de
Tokyo Sex Destruction viennent de commencer leur set. Tant pis pour la
première partie française que nous avons donc complètement
loupée. Pour le moment, le quatuor tient bien la barre. Leur rock sixties est balancé à pleins régime, mené par un guitariste qui place de jolies digressions psychédéliques et quelques matracages de wha wha… A voir son sourire, Natasha, qui représente la gent féminine de positive rage, a l'air d'apprécié. De mon côté, je suis un peu géné par le jeu de scène cliché du chanteur, un peu éculé et moins naturel que ses prédécesseurs (Make Up ou International Noise Conspiracy pour ne citer que les groupes originaires du hardcore)… Je ressens un truc un peu forcé, pas très sexy, et des attitudes définitivement trop clichées… Mais ce n'est pas le premier, c'est le style qui veut ça. Le show est bon quand même, et la musique finit de me convaincre. La basse est parfois un peu confuse pour un groupe sixties (je crois qu'il s'agit d'un nouveau bassiste, non ?), mais la guitare est classe, et je dois bien admettre, que comme sur disque, l'énergie est là. Pas de soucis, la prestation est à la hauteur des disques, clichée mais efficace. Je rejoins le jugement de Natasha, j'apprécie. Puis les stars montent sur scène. La salle du Bataclan se remplit un peu plus… on sent que les Bellrays touchent un public assez large. Personnellement, je ne les connais pas très bien. J'ai leur album "the Red, White & Black" à la maison (dont ils joueront la plupart des titres), mais je ne connais pas bien le reste de la discographie. Ça n'a pas l'air d'être le cas du public qui hurle de joie à l'arrivée de Lisa Kekaula, la chanteuse charismatique des Bellrays, et de ses compagnons.
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Dès le premier accord plaqué, je sais que nous allons passer
un bon moment. Ce genre de moment sans réel originalité,
mais d'une efficacité redoutable. Non de dieu, ce son de guitare
! Quand le groupe attaque en début de set, on sait que le live
sera plus dur que les disques. La chanteuse à beau apporter une
belle couleur soul ou blues, ces camarades s'évertuent à
montrer que les Bellrays n'ont rien à envier à AC/DC ou
aux meilleurs groupes de vieux hard-rock des 70's. Par moment, le guitariste
balancent des riffs qui n'effraieraient pas les fans de Motorhead. Ça
bastonne dur. Toute la richesse du groupe est là, dans ce combat
insidieux entre cette chanteuse posée, calme, mûre, et des
musiciens (guitariste en tête) fougueux. Tout dans ce groupe vient
d'une culture bien classique, qu'elle soit rock ou soul, mais on sent
une telle ferveur et un réel savoir faire qu'on succombe. Il n'y
a que leurs morceaux calmes, entre soul et ballades californiennes qui
me font sortir du tripe. Le chant reste toujours haut-de-gamme, mais la
musique se permet alors trop de ballourdise, ça ne passe plus.
Heureusement, les pauses sont rares, et la bonne vieille culture hard-rock
70's revient balayer tout sur son passage… Les petites incursions
Led Zeppienne ont du bon aussi. La technique est là, le chant renvoie
The Gossip à l'animation des fêtes foraines américaines,
la guitare excelle, la batterie fera des jaloux et la basse n'a pas à
rougir même s'il reste souvent en arrière… pas à
chier, on est loin de la culture punk, mais l'énergie est identique,
et même si je ne boufferais pas de ce son là tous les jours,
une écoute annuelle me semble vivement conseillée !
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Old Time Relijun + The Gossip
(Paris) |
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