Autres Compte-rendus

//// Qui + Marvin (Paris)
//// Bananas at the audience (Paris)
//// Les Savy Fav (Paris)
//// Zëro (Paris)
//// The Bellrays + Tokyo Sex Destruction (Paris)
//// Old Time Relijun + The Gossip (Paris)
//// the Evens + sincabeza + stanley kubi (
Paris)
//// Fury Fest Part 2
//// Fury Fest Part 1
//// Isis + Jesu + Dalek
//// Karate + Edible Woman + Poney Club + Epileptic
//// Slint (Reims)
//// Hoover + Haymarket Riot + Bullet Union + This Ain't vegas à Londres
//// Lungfish + Constantines
//// Blond Redhead + Secret Machines
//// Melt Banana + Fantomas
//// Engine Down + Decahedron
//// Dernier concert des Seven Hate
//// Q and not U et Black Eyes au Texas
//// The Ex au Texas
//// Incident lors du concert des Victims Family
//// Les Savy Fav (Paris)

16/02/08 Paris. Miroiterie.


Après avoir loupé Vic Chesnutt accompagné, entre autre, de Guy Picciotto, la veille à la Maroquinerie pour cause de prix excessif (festival oblige), me voilà prêt à en découdre pour cette nouvelle soirée noise à la Miroiterie. Poussé par une bonne étoile, j'arrive à peu près à l'heure. Heureusement, car les groupes qui devaient ouvrir la soirée ne sont pas encore arrivés et c'est donc les excellents Rubiks, seuls à être prêts à jouer, qui s'y collent. Je l'aurais eu mauvaise de les louper.
Bon, y a intérêt à ce que les lyonnais réchauffent un peu le squat, parce que pour le moment, on se les caille sévère. Pourtant, la salle se remplit. le public est au rendez-vous. Le trio, composé, faut-il le rappeler de Nico (Ned), Andrew (Duracell) et Seb (Kabu Ki Buddah) se lance. A peine quelques minutes pour que l'ambiance monte et la salle se réchauffe. Il faut dire que le trio sait y faire avec son pot pourrie de tout ce qui fait vibrer ses créateurs : vieille funk, hard-rock 70's, post-rock, surf music, j'en passe et des meilleurs… Et même si sur le papier, les ingrédients peuvent faire peur, le talent des trois lyonnais rend l'alchimie possible. Une vraie touche Rubiks, cohérente et personnelle. On passe pourtant de daft punk à black sabbath sans s'en rendre compte, et le tout donne envie de se trémousser comme un lycéen en boite de nuit… Un concept qui reprend les meilleurs clichés de la musique pour en refaire des morceaux personnels, ludiques et juste irrésistibles. Dommage que ce soit si court.
A la fin du concert, je ressors discuter avec tous les amis qui sont là, et comme à chaque concert GTKO, GTOK, il y a foule. Du coup, le temps de se raconter nos vies depuis la dernière fois, et voilà que je loupe le second groupe Toddi Wellman. Dommage.
Du coup, j'essaie de ne pas refaire la même erreur avec Hallux Valgus. Sur papier, ça pousse à la curiosité puisqu'il s'agit du boss de Gaffer records et membre de Socrate à la batterie, et du gratteux de Death to Pigs à la guitare. Vu que ses deux groupes assurent, ça m'intéresse. Malheureusement, quand j'arrive, la salle est pleine, et je ne vois rien. Bon le premier morceau part un peu dans la direction de Socrate avec sa noise barrée et une guitare sur-saturée… je reste attentif. Malheureusement, la suite me fait décrocher. Le son de guitare est vraiment confus, la batterie aussi. L'intention est bonne, mais ça ne retombe pas vraiment sur ses pieds… Ça ne me parle pas plus que ça, même si il ne manque pas grand chose. Je repars du côté du bar, retrouver les copains qui traînent là, toujours en nombre.

Et comme souvent à la Miroiterie, on se met à causer dehors, et on oublie de revenir pour les concerts ! Putain, c'est quand même l'endroit ou j'ai loupé le plus de groupes, pris par des discussions dans la cour du squat ! Heureusement, je réagis avant la fin du set de Death To Pigs… La salle est saturée. Death to Pigs commence à se faire une belle réputation. Sur scène, ça envoie comme il faut. Une sorte de noise hardcore pleine de vieille références… certains y voient les Dead Kennedy's (je confirme), d'autres Birthday Party (ça s'est l'asso qui le dit). En tout cas, ça fonctionne comme il faut. Violent, énergique, malsain, efficace ! Par contre, je n'adhère pas trop au show déguisé du chanteur, mais vu que je ne vois pas grand chose, ce coup-ci, ça passe. La musique prend le dessus. On comprend l'engouement pour ces gars de Nancy. Bon set.


Basement

Puis c'est enfin aux libournais de Basement de prendre place sur l'estrade qui fait office de scène. Avant même qu'il commence, c'est un véritable plaisir de revoir ces gens. Un exemple de gentillesse et d'entrain. Après plus de 15 ans d'activité, le quatuor donne toujours l'impression d'être plein d'énergie et de passion ! Respect. Dès le premier titre, le son te frappe au visage. Toujours parfait si ce n'est qu'avec tant de puissance, les chants disparaissent sous les décibels. C'est malheureusement habituel dans ce genre de lieu. Peu importe, la noise de Basement s'impose, fière et martiale, toujours vêtue de noir, comme le veut la tradition. Plus fin qu'Unsane, les libournais mettent tout le monde d'accord, des jeunes metalleux présents devant la scène, aux vieux fans de noise. Devant Sabine (basse) te balance sa bonne humeur, pendant qu'à ses côtés les deux guitaristes crachent leur colère. Derrière, la batterie maintient le tout, sans échappatoire possible. Le tout a fait ses preuves, difficile de résister. Rien à redire, Basement clôture idéalement le concert.
Bilan : encore une soirée réussie pour l'association parisienne. De bons groupes, un public nombreux, une bonne ambiance et malgré le froid et l'absence de scène, tout le monde s'en va heureux d'avoir passé une excellente soirée. Vivement la prochaine.

Texte et photo [mg]

The Rubiks (Nico à gauche, Seb à droite)