Autres Compte-rendus
////
Scul hazzard
+ membrane + warsaw was raw [paris]
//// Basement + Death to Pigs +
Rubiks (Paris)
//// Qui + Marvin (Paris)
//// Bananas at the audience (Paris)
//// Les Savy Fav (Paris)
//// Zëro (Paris)
//// The Bellrays + Tokyo Sex Destruction
(Paris)
//// Old Time Relijun + The Gossip
(Paris)
//// the Evens + sincabeza + stanley
kubi (Paris)
//// Fury Fest Part 2
//// Fury Fest Part 1
//// Isis + Jesu + Dalek
//// Karate + Edible Woman + Poney
Club + Epileptic
//// Slint (Reims)
//// Hoover + Haymarket
Riot + Bullet Union + This Ain't vegas à Londres
//// Lungfish + Constantines
//// Blond Redhead + Secret Machines
//// Melt Banana + Fantomas
//// Engine Down + Decahedron
//// Dernier concert des Seven Hate
//// Q and not U et
Black Eyes au Texas
//// The Ex au Texas
//// Incident lors du concert des Victims Family
//// Les Savy Fav (Paris)
|
|
|
| DON
VITO / LE SINGE BLANC / DO YOU COMPUTE Cela
fait bien longtemps que je n'ai pas mis les pieds dans cette salle
de la banlieue nord de Paris… il faut dire que le rock avait
été légèrement mis de côté
ces derniers temps. C'est dommage, car le lieu reste assez agréable
avec sa première salle remplie de canapés tous plus
attirants les uns que les autres ! Dans certains, on se croirait vraiment
à la maison… Mais nous ne sommes pas là pour ça…
direction la seconde salle, celle dans laquelle ont lieu les concerts,
pour voir les parisiens de Do You Compute qui se préparent
à monter sur scène. Le temps de boire un jus de pomme insipide, de dire bonjour ici ou là, et voilà que Le Singe Blanc commence ses premiers titres sans nous. Dommage, car le trio propose un set complètement déjanté, et sérieusement au point. Deux bassistes chanteurs devant, une batterie derrière, une lumière tamisée, quelques effets, et une pêche ultra communicative. C'est la première fois que je les vois et je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre. Dès le début, je sens pourtant que c'est du bon. Les gars savent ce qu'ils font. Ça part de tous les côtés sans prendre la tête, et ça se permet même de faire danser son monde. Un bout de jazz ici, une louche de punk là, quelques épices disco, de la bonne humeur et une grande base prog permette à ce trio de créer un univers farfelu qui prend tout son sens sur scène. Et le public ne s'y trompe pas, l'ambiance se réchauffe… Peut-être que les bières commencent à faire leur effet aussi ! De toutes manières, il est impossible de rester impassible devant ce trio d'allumés. C'est cool, en plus, je trouve qu'ils n'en font pas trop par rapport à ce que pouvait laisser présager leur disque… juste ce qu'il faut. Et ça fonctionne.
|
Puis c'est au tour des allemands de Don Vito de prendre d'assaut la petite scène de Mains d'œuvres. Ces trois là ont beau venir d'Allemagne, j'ai l'impression de les voir à l'affiche de concerts français plus souvent que pas mal de groupes d'ici (ils ont d'ailleurs joué il y a moins d'un mois à Paris) ! C'est assez hallucinant. Il faut dire que le trio est plutôt du genre convivial. Dès qu'on voit leur bonne bouille, on a envie de les aimer, c'est comme ça. Et quand ils font leurs intéressants sur scène, ça a beau vous détruire les tympans (on parle bien de noise là), vous ne pouvez que succomber. Jamais la noise n'aura été aussi désinvolte. Et ce soir encore Don Vito prend un plaisir non dissimulé à jouer. C'est tellement agréable à voir. Assister à un concert des allemands, c'est comme voir un match d'improvisation entre trois acteurs… ou à un cours de gym pour enfants surexcités. Ça virevolte, ça se regarde, ça rigole, ça brutalise leurs amplis, ça renvoie la balle, ça rebondit… c'est juste jouissif. Les morceaux sont courts et intenses. Et j'ai beau ne pas vouloir écouter leurs disques à la maison (un peu trop déstructuré pour ça), ils prennent véritablement vie sur scène. En plus, le guitariste arbore une superbe guitare en métal comme je les aime (le son tranchant comme une lame de rasoir s'en ressent)… Au final, le set sera court (avec un petit rappel pleins de larsens destructeurs), mais les allemands sont complètement en sueur (c'est beau à voir), et le public conquis… No Comment. Texte et photos by [mg] |