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OXBOW + RED SPAROWES + HARVEY MILK + PARTS AND LABOR
La Maroquinerie / Paris / 16.07.2008

En ce milieu du mois de juillet, c'est impressionnant de voir comme cette affiche a attiré du monde ! La Maroquinerie est saturée, l'affiche "COMPLET" trônant fièrement à l'entrée. Il faut dire que quatre groupes jouent ce soir. Pourtant, le même nom revient dans toutes les bouches : Oxbow. Avec un dernier album qui a fait l'unanimité, le groupe est loin des concerts aux Instants Chavirés devant une assemblée clairsemée (les plus vieux se souviendront).
L'ouverture des festivités est laissé à Harvey Milk dont je loupe la totalité du set. Il faut dire qu'il fait encore beau dehors, et que la terrasse de la salle donne envie de profiter des amis… Ils sont tous là, les habituels et ceux qu'on a pas vu depuis longtemps, comme Stephane (Purr) ou Lorichon (Berg sans Nipple). Du coup, on se laisse aller et on oublie le premier groupe.
Par contre, impossible de perdre une seconde du set d'Oxbow. Et nous avons raison car c'est du grand art que va nous offrir le groupe ce soir. Sur une introduction à laquelle nous pourrions reprocher d'être légèrement pompeuse, le groupe entre en scène. Et c'est l'ovation quand Eugène, chanteur charismatique, arrive. C'est étrange de ne pas en avoir fait autant pour les musiciens qui le méritent à mon avis largement autant, si ce n'est plus. Enfin, ainsi est le monde du spectacle. Peu importe, pas le temps de tergiverser, les premières notes nous sautent à la figure. En quelques secondes tout disparaît, Oxbow impose sa noise profonde et inspirée comme peu savent le faire. Comme à son habitude, Eugène arrivera en costard pour finir en caleçon, mais aujourd'hui, la masse tatouée, Dark Shadow comme le surnomme Natasha, ne sortira pas Popole. Le chanteur restera assez zen, avec beaucoup d'intensité, comme toujours, mais sans excès. Ça me convient bien. Je n'ai jamais été adepte des descentes glauques du monsieur. De son côté, le guitariste, Nikko Wenner, semble plus débridé que jamais. Ce mec a la classe intégrale. Un jeu de guitare destructeur à qui doit beaucoup la musique d'Oxbow. Dorénavant, il a le droit à un piano sur le côté pour quelques notes posées ici ou là…

Le public, lui, semble vouloir entendre le dernier album (The Narcotic Story). Chaque intro de morceau du dit album est ainsi accompagnée de son lot d'applaudissements et autres hurlements virils. Il faut avouer que des titres comme "The Geometry of Business" ou "Down a Stair Backward" font monter la température de la salle d'un ou deux degrés. Du grand art. Rien à faire, je ne trouve rien à redire. La section rythmique impose une puissance démoniaque, avec un jeu millimétré et énorme. Le publique est sous le charme, et le groupe aura bien du mal à quitter la scène (ils nous offriront un petit rappel d'un titre). Il faut dire que le set est particulièrement court. On en aurait bien pris le double, sans sourciller. Mais, voilà, même si ce sont bien eux qui remplissent la salle ce soir, ils ne jouent qu'en deuxième, hors il y a quatre groupes de prévu. Donc on enchaîne, circulez, y a rien à voir.

Dehors, tout le monde le dit : c'était mortel ! Même les fines bouches ont pris leur pied. Du grand, du très grand Oxbow.
Beaucoup n'ont même plus le courage de redescendre voir Red Sparowes. Il faut dire qu'écouter du post-rock après ce qui vient de se passer, ça ne va pas être facile. Je ne connais pas bien le groupe, alors ma curiosité me pousse à aller voir ce que donne le concert. La salle est toujours pleine, même si devant, les têtes ont changé. Sur scène, comme prévu, le groupe balance son post-rock qui me parait, dès les premières notes, bien fade. deux morceaux plus tard, même conclusion. Ennui total. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un post-rock aussi conventionnel. Delay, reverb, basse en avant, montée linéaires de guitares, projection en arrière plan… Tout est là où on l'attend, sans surprise. Il y a de belles notes, quelques belles harmonies, mais tout reste plat, sans saveur. Définitivement trop ennuyeux, je ne peux que m'éclipser. Ne le dites pas à Neurosis.
Pour ce qui est de Parts And Labor, la vie m'appelait ailleurs, et je n'ai pas attendu leur set. Quel mauvais (mais heureux) reporter je fais !

[mg]

Texte et photos : [mg]