Autres Compte-rendus

//// Qui + Three Second Kiss [st ouen]

//// Oxbow + Red Sparrowes [paris]

//// Adolescents + burning Heads [montreuil]

//// Shellac + Mission of Burma + Melt Banana [paris]

//// Don Vito + Le Singe Blanc + Do You Compute [paris]

//// Scul hazzard + membrane + warsaw was raw [paris]

//// Basement + Death to Pigs + Rubiks [Paris]

//// Qui + Marvin [Paris]

//// Bananas at the audience [Paris]

//// Les Savy Fav (Paris)

//// Zëro (Paris)

//// The Bellrays + Tokyo Sex Destruction (Paris)

//// Old Time Relijun + The Gossip (Paris)

//// the Evens + sincabeza + stanley kubi (Paris)

//// Fury Fest Part 2
//// Fury Fest Part 1 (Le mans)

//// Isis + Jesu + Dalek (Poitiers)

//// Karate + Edible Woman + Poney Club + Epileptic (Blois)

//// Slint (Reims)

//// Hoover + Haymarket Riot + Bullet Union + This Ain't vegas (Londres)

//// Lungfish + Constantines (Austin/Texas)

//// Blond Redhead + Secret Machines (Austin/Texas)

//// Melt Banana + Fantomas (Austin/Texas)

//// Engine Down + Decahedron (Austin/Texas)

//// Dernier concert des Seven Hate (Poitiers)

//// Q and not U et Black Eyes (Austin/Texas)

//// The Ex (Austin/Texas)

//// Incident lors du concert des Victims Family (Paris)

//// Les Savy Fav (Paris)

[Part 2]

31KNOTS / WE INSIST / ONE SECOND RIOT
26 septembre 2008 / Mains d'œuvres / St Ouen

Le lendemain du concert de Qui, nous revoilà présents à Saint Ouen. Et nous ne sommes pas seuls. L'affiche a attiré plus de monde que la veille… Rarement annoncés, les lyonnais de One Second Riot nous font la surprise d'ouvrir. Je loupe les premiers titres et me pointe sur un morceau culturellement proche de Deity Guns (un classique pour un groupe lyonnais), du moins dans le jeu de basse inspiré par Eric Aldéa. Sur scène One Second Riot c'est un duo basse - batterie, mais ça n'a rien à voir avec les trucs techniques du genre Sabot ou Lightning Bolt. Eux nous balancent une bonne dose de noise sombre… Sur disque, je trouvais que leur musique tenait la route mais sur scène, je découvre une dimension 80's, presque cold wave dans le chant… une vague ambiance à la Cure (du début). J'aime bien, ça ajoute une dimension plus émotionnelle à leur noise oppressante. J'ai l'impression qu'ils sont un peu tendus mais je les comprends, il y a pas mal de monde… en tout cas, ils s'en sortent plutôt bien, et Thomas d'Unlogistic, au premier rang, me donne l'impression d'adorer !

Dommage, le set minuté, est très court, et ce sont les parisiens de We Insist qui prennent le relais. Je ne connaissais pas bien ce groupe et j'étais curieux de voir ce que donnait le seul combo français signé chez Exil on Mainstream…Visuellement, les gars sont tous habillés sur leur 31, en chemises noires, excepté le bassiste, T-Shirt et Converse aux pieds, qui détonne. L'un des gratteux va jusqu'à garder son blouson de cuir malgré la température. Je reste dubitatif. Côté musique, ça sonne. Les gars sont pros. Mélange de rock barré, de metal, et d'influences diverses, We Insist crée un univers assez personnel, avec un sax en prime. On sent qu'ils doivent aimer Mike Patton. Ce n'est malheureusement pas mon cas. Et le groupe abuse des effets ; chaque zicos en a quand même une petite dizaine à ses pieds… à force, c'est l'overdose et j'ai besoin de sortir boire un coup. Je comprends que certains apprécient (ils sont nombreux puisque la salle était pleine), mais pour un gars comme moi, ça manque vraiment de simplicité et d'émotion. Pas mon truc malgré quelques bons plans.


One Second Riot


We Insist


31knots

 


31knots

Peu importe, ce que je suis vraiment venu voir, c'est 31Knots, et là, il y a ce qu'il faut pour prendre son pied. Les trois détonnent quand ils s'installent sur scène avec leur style… hum… personnels ! Ces trois là sont restés bloqués dans un champi aux débuts des années 70 ! Impossible d'expliquer autrement ce sweat improbable que porte Jay Winebrenner, le bassiste (sweat rouge orné d'un tigre aux yeux brillants!). Derrière la batterie, Jay Pellicci donne l'impression de sortir d'une répèt de Can, tandis que le chanteur arrive comme à son habitude déguisé… ça commence chant/batterie/sample, comme une petite mise en bouche, puis chacun prend sa place, Joe à la guitare et Jay à la basse, et les choses sérieuses commencent. Les fans sont nombreux, un peu trop aurais-je tendance à dire, surtout quand ils se mettent à chanter dans mon dos… j'ai envie d'en étriper quelques uns ! Heureusement, sur scène, le trio assure le spectacle, avec un aspect théâtral marqué, dû principalement aux délires de Joe Haege. Parfois, c'en est peut-être un peu trop à mon goût, surtout quand ça empêche de bien enchaîner entre les morceaux parce que monsieur change de pantalon… mais ne soyons pas ingrats, c'est visuellement plutôt plaisant, même si j'ai l'impression de revivre un concert des Bérus ! Côté musique, les trois assurent, pas d'autres mots. Le bassiste alterne régulièrement entre sa basse et la guitare, et se débrouille merveilleusement avec les deux (un petit plus à la basse). Je découvre vraiment le batteur qui frappe comme une brute, et tient bien les morceaux. Même si le groupe vient de sortir un nouvel album (c'est une habitude chez eux), le set est composé de morceaux de différentes périodes. On pourra par exemple entendre "Welcome to Stop", tiré du maxi "The Curse of the Longest Day", aussi bien que Sanctify ou l'excellentissime Man Become Me (l'un des meilleurs moments du concert) présent sur leur précédent album ("The Days and Nights of Everything Anywhere"), ou des titres de Worried Well, leur dernier album. Personnellement, je reste moins convaincu par leur dernier album, donc je suis content qu'ils mélangent les titres. Après, je trouve que le groupe n'est jamais aussi bon que quand ils se lâchent, comme sur leur précédent album, avec ce rock émotionnel et personnel. Ce soir ils opteront vers des titres plus posés et plus théâtraux… tout aussi exubérants et tout aussi bons, je ne dis pas, mais moins énergiques. J'aurais préféré leurs titres les plus rock (notamment quand Jay est à la basse et Joe à la guitare), et quelques uns de mes tubes ne seront pas joués. Peu importe, ce qu'ils joueront me suffira. Je regrette juste quelques compos qui dérivent parfois trop vers le mainstream en oubliant l'étrangeté qui fait leur force. Heureusement, c'est rare, mais j'espère que ce ne sera pas une tendance future ! En attendant, c'est la première fois que je passe un concert à côté d'un gars portant fièrement un T-Shirt de Queen ! Et rien que pour ça, je risque de me souvenir longtemps de ce concert !
Texte et photos by [mg]

 

* Merci à Vanina et Summery Agency pour cette soirée.

Lire le report de la soirée précédente : Qui / Three Second Kiss