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31KNOTS
/ WE INSIST / ONE SECOND
RIOT Le lendemain du concert de Qui, nous revoilà présents à Saint Ouen. Et nous ne sommes pas seuls. L'affiche a attiré plus de monde que la veille… Rarement annoncés, les lyonnais de One Second Riot nous font la surprise d'ouvrir. Je loupe les premiers titres et me pointe sur un morceau culturellement proche de Deity Guns (un classique pour un groupe lyonnais), du moins dans le jeu de basse inspiré par Eric Aldéa. Sur scène One Second Riot c'est un duo basse - batterie, mais ça n'a rien à voir avec les trucs techniques du genre Sabot ou Lightning Bolt. Eux nous balancent une bonne dose de noise sombre… Sur disque, je trouvais que leur musique tenait la route mais sur scène, je découvre une dimension 80's, presque cold wave dans le chant… une vague ambiance à la Cure (du début). J'aime bien, ça ajoute une dimension plus émotionnelle à leur noise oppressante. J'ai l'impression qu'ils sont un peu tendus mais je les comprends, il y a pas mal de monde… en tout cas, ils s'en sortent plutôt bien, et Thomas d'Unlogistic, au premier rang, me donne l'impression d'adorer ! Dommage, le set minuté, est très court, et ce sont les parisiens de We Insist qui prennent le relais. Je ne connaissais pas bien ce groupe et j'étais curieux de voir ce que donnait le seul combo français signé chez Exil on Mainstream…Visuellement, les gars sont tous habillés sur leur 31, en chemises noires, excepté le bassiste, T-Shirt et Converse aux pieds, qui détonne. L'un des gratteux va jusqu'à garder son blouson de cuir malgré la température. Je reste dubitatif. Côté musique, ça sonne. Les gars sont pros. Mélange de rock barré, de metal, et d'influences diverses, We Insist crée un univers assez personnel, avec un sax en prime. On sent qu'ils doivent aimer Mike Patton. Ce n'est malheureusement pas mon cas. Et le groupe abuse des effets ; chaque zicos en a quand même une petite dizaine à ses pieds… à force, c'est l'overdose et j'ai besoin de sortir boire un coup. Je comprends que certains apprécient (ils sont nombreux puisque la salle était pleine), mais pour un gars comme moi, ça manque vraiment de simplicité et d'émotion. Pas mon truc malgré quelques bons plans.
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Peu importe, ce
que je suis vraiment venu voir, c'est 31Knots, et là, il y
a ce qu'il faut pour prendre son pied. Les trois détonnent
quand ils s'installent sur scène avec leur style… hum…
personnels ! Ces trois là sont restés bloqués
dans un champi aux débuts des années 70 ! Impossible
d'expliquer autrement ce sweat improbable que porte Jay Winebrenner,
le bassiste (sweat rouge orné d'un tigre aux yeux brillants!).
Derrière la batterie, Jay Pellicci donne l'impression de sortir
d'une répèt de Can, tandis que le chanteur arrive comme
à son habitude déguisé… ça commence
chant/batterie/sample, comme une petite mise en bouche, puis chacun
prend sa place, Joe à la guitare et Jay à la basse,
et les choses sérieuses commencent. Les fans sont nombreux,
un peu trop aurais-je tendance à dire, surtout quand ils se
mettent à chanter dans mon dos… j'ai envie d'en étriper
quelques uns ! Heureusement, sur scène, le trio assure le spectacle,
avec un aspect théâtral marqué, dû principalement
aux délires de Joe Haege. Parfois, c'en est peut-être
un peu trop à mon goût, surtout quand ça empêche
de bien enchaîner entre les morceaux parce que monsieur change
de pantalon… mais ne soyons pas ingrats, c'est visuellement
plutôt plaisant, même si j'ai l'impression de revivre
un concert des Bérus ! Côté musique, les trois
assurent, pas d'autres mots. Le bassiste alterne régulièrement
entre sa basse et la guitare, et se débrouille merveilleusement
avec les deux (un petit plus à la basse). Je découvre
vraiment le batteur qui frappe comme une brute, et tient bien les
morceaux. Même si le groupe vient de sortir un nouvel album
(c'est une habitude chez eux), le set est composé de morceaux
de différentes périodes. On pourra par exemple entendre
"Welcome to Stop", tiré du maxi "The Curse of
the Longest Day", aussi bien que Sanctify ou l'excellentissime
Man Become Me (l'un des meilleurs moments du concert) présent
sur leur précédent album ("The Days and Nights
of Everything Anywhere"), ou des titres de Worried Well, leur
dernier album. Personnellement, je reste moins convaincu par leur
dernier album, donc je suis content qu'ils mélangent les titres.
Après, je trouve que le groupe n'est jamais aussi bon que quand
ils se lâchent, comme sur leur précédent album,
avec ce rock émotionnel et personnel. Ce soir ils opteront
vers des titres plus posés et plus théâtraux…
tout aussi exubérants et tout aussi bons, je ne dis pas, mais
moins énergiques. J'aurais préféré leurs
titres les plus rock (notamment quand Jay est à la basse et
Joe à la guitare), et quelques uns de mes tubes ne seront pas
joués. Peu importe, ce qu'ils joueront me suffira. Je regrette
juste quelques compos qui dérivent parfois trop vers le mainstream
en oubliant l'étrangeté qui fait leur force. Heureusement,
c'est rare, mais j'espère que ce ne sera pas une tendance future
! En attendant, c'est la première fois que je passe un concert
à côté d'un gars portant fièrement un T-Shirt
de Queen ! Et rien que pour ça, je risque de me souvenir longtemps
de ce concert !
* Merci à Vanina et Summery Agency pour cette soirée. Lire le report de la soirée précédente : Qui / Three Second Kiss |
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