Précédents Compte-rendus
Marvin + Papier Tigre + Electric Electric + Pneu
Zounds + Abdullah Sheraton + Abject Object
Nomeansno + Invasives
Narrows, Sofy Major, Revok
Ovo, Thrones, Nadja
Marvin, Papier Tigre, Gablé, For Damage
Hint vs Ez3kiel
Black Heart Procession
Poutre + Do You Compute + The Rubik's + Jubile, etc.
The Obits
Scul Hazzards + Brume Retina + Use of Procedure
Holy State + Abject Object
Jesus Lizard + Sunn0)))
Passe
montagne + Grampall Jookabox
Fuck
fest #2 : Basement, Goodbye Diana, Marvin, DYC, etc.
Don Vito + No Nebraska
Rubiks + Louise Mitchels + DYC
Black
Lips + Ponytail
Tournée
de Papier Tigre sur le continent
américain
31 Knots + We Insist + One Second
Riot
Qui + Three Second Kiss
Oxbow + Red Sparrowes
Adolescents + Burning Heads
Shellac + Mission of Burma + Melt Banana
Don Vito + Le Singe Blanc + Do You Compute
Scul hazzard + membrane
Basement + Death to Pigs + Rubiks
Qui + Marvin
Bananas at the audience
Les
Savy Fav
Zëro
The Bellrays + Tokyo Sex Destruction
Old
Time Relijun + The Gossip
the Evens + sincabeza + stanley
kubi
Fury Fest Part 2
Fury Fest Part 1
Isis + Jesu + Dalek
Karate + Edible Woman + Poney Club
+ Epileptic
Slint
Hoover + Haymarket Riot + Bullet
Union + This Ain't vegas (Londres)
Lungfish + Constantines (Austin/Texas)
Blond
Redhead + Secret Machines (Austin/Texas)
Melt Banana + Fantomas (Austin/Texas)
Engine
Down + Decahedron (Austin/Texas)
Seven Hate (Poitiers)
Q
and not U et Black Eyes (Austin/Texas)
The Ex (Austin/Texas)
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FUTURE ISLANDS + FRANCE SAUVAGE + MIR |
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| Quel menu ce soir! Très disparate. Très varié dirons-nous! On oubliera vite les tartines post-rock Bordeau Chesnel du quintet local CASSIUS BELLY. Erreur de casting! L'appétit vient avec le deuxième groupe façon tripes à l'huile de coudes. Je ne sais pas si les suisses de MIR ont adopté ce nom en hommage au détergent domestique ou à celle de la station spatiale russe mais force est de reconnaître que leur musique iconoclaste récure et vous envoie dans des espaces sonores peu connus. Créateurs de bruits primaires ou plus technologiques, les helvètes (l'un au laptop, l'autre aux percus/à la batterie -sa cymbale ride est une énorme lame de tronçonneuse, le dernier multi-instrumentiste) s'en donnent à coeur joie dans ce déluge structuré mais abrasif. Noise-rock débridé, doom, free-jazz rock, electro-noise, l'ensemble est original, arty, avant-guardiste et très captivant. Bravo! Un trio succède à un autre mais celui-ci vient de la capitale bretonne. FRANCE SAUVAGE joue dans le public. Entre fauves... Ration de saeur-kraut sauce tsunami- la confrontation entre la gastronomie électronique allemande et nippone, vous imaginez les dégâts? Set improvisé tournant autour d'une noise expérimentale très offensive voire agressive. A cette avalanche de dbs se joint une batterie qui ajoute du relief, de la puissance et de l'impact. Free ride head first. L'enclume au fond de l'estomac. Un bon repas ne se termine jamais sans dessert et la sucrerie aux multi-colorants de ce soir fait saliver tout le monde. Les américains de FUTURE ISLANDS montent sur scène. A ma gauche, J.Gerrit, le keyboard geek qui jouera sans décrocher la moindre expression faciale, planté, fixé pieds joints derrière son instrument, véritable boîte de Pandore. A ma droite, William, le bassiste bedonnant à petite moustache et au centre, Samuel, sorte de petit Joe Cocker en chemise et pantalon blanc trop court avec ses baskets montantes. |
C'est l'homme sur lequel tous les regards vont se tourner tellement ce type est charismatique. Tellement il vit ses chansons. C'est parti pour une heure géniale de post-wave mélancolique, dansante et puissante. Comment est-ce possible me direz-vous? Sous des nappes dégoulinantes de synthétiseur vintage et de beats tout droit sortis des 80s, la basse caverneuse et bien plus noisy que sur album dessine le cadre nécessaire à la poésie du frontman. Le chanteur est un lion en cage qui se gifle, crie, s'époumone comme un crooner qui aurait décidé de porter aussi des gants de boxe. FUTURE ISLANDS n'est pas une curiosité de foire. C'est un véritable concept décalé faussement naïf et joyeux car derrière toute cette mièvrerie musicale les blessures se montrent, se déchiffrent. Set envoûtant, scotchant qui nous renvoie aux heures les plus horribles de la new-wave et celles plus heureuses d'une synth pop vénéneuse très touchante. Evidemment le groupe pioche dans ses deux albums (Thrill Jockey) dont notamment l'excellent dernier 'In Evening Air' et balance de vrais ou faux tubes avec la plus grande force. Je n'avais jamais entendu ça. Ce groupe est une île à lui tout seul. Une île flottante bien sûr qui peut provoquer l'écoeurement chez certains ou carrément l'excitation devant ce mets si singulier. Un dessert aussi généreux que celui de ces gars de Baltimore, ça ne doit pas courir les rues! Succulent ! report : [chRisA] * photo prise le 30 avril 2010 lors d'un show aux Etats-Unis Merci à Tendresse et Passion |
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