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+ Mécanique Ondulatoire, Paris, 20 avril +

David Daniel, prévu initialement, étant bloqué aux Etats-Unis, la soirée se limitera ce soir à deux groupes. Ce n'est pas fait pour me déplaire. Pour un lundi, et vu mon état de fatigue, deux groupes suffiront amplement.
Il n'y a pas énormément de monde dans la jolie cave de la Mécanique Ondulatoire. Je suis étonné de ne voir quasi personne du microcosme noise parisien. L'album de Passe Montagne a pourtant reçu des chroniques élogieuses. C'est sans doute dû au Lundi, début de semaine toujours difficile pour les concerts.
Bref, la soirée commence avec Grampall Jookabox. A la base, Jookabox, c'est un gars, solo, qui s'amuse, avec talent, à mélanger rock répétitif, rap cool, soul de blanc, et pop… le tout dans un esprit spontané et bordélique. Il commence d'ailleurs seul sur scène, derrière quelques éléments de batterie, un micro à la main, et une pédale de sample au pied. J'ai l'impression de voir un gars chez lui, en train de répéter quelques idées… C'est assez déconcertant. Pour être "à la cool", c'est sûr, il l'est, mais peut-être un peu trop. Je ne tiendrais pas tout le set s'il n'y met pas un peu du sien. Heureusement, dès le deuxième morceau, un compère, sorti du public, capuche sur la tête, le rejoint à la batterie. Le concert commence vraiment à ce moment là. Ça reste bordélique, un peu trop karaoké à mon goût (toute la musique ou presque est pré-enregistrée), mais les deux gars ont du talent. La batterie, minimaliste et ultra-répétitive, tient le groove avec brio, essayant d'entrainer le public dans une transe étrange. De l'autre côté, le meneur de jeu chante (et plutôt bien), danse, ajoute quelques éléments rythmiques et sample quelques basses. Toujours à l'arrache, bien sûr. On se croirait dans une fête raggamuffin / dancehall en Jamaïque, avec le MC qui chauffe la foule (même si la musique reste très 'pop')… C'est marrant. Malheureusement, en ce lundi soir, l'ambiance ne prendra jamais… du coup, les coups donnés par le duo tombent souvent à l'eau. Dommage. Bref, un set sympa, bourré de bonnes idées, mais souvent trop à l'arrache pour tenir une salle endormie. Résultat mitigé.

 

Vient ensuite Passe Montagne.Le trio n'en est qu'au début de sa tournée puisque Paris est leur quatrième date. Je suis curieux de voir ce que va donner le disque sur scène. Et dès le début, on sait où le groupe va nous emmener. Agressivité, humour et complexité. Trois mots qui vont tenir leur set. Comme sur l'album, le trio va passer son temps à déconstruire ce qu'ils construisent, à jouer avec les codes de style qu'ils semblent avoir parfaitement digérés. Là aussi, l'expérience est déroutante ! Les riffs s'enchainent sans avoir le temps de s'installer… D'habitude, ce genre de boulimie musicale a tendance à rapidement m'énerver, mais chez eux, le tout est tellement habité, bourré de références et pleins de recul, que la pilule passe sans sourciller. Frustrant certes, tant on aimerait que certains riffs excellents s'installent. Mais peu importe, nous savions à quoi nous attendre ! Avec Passe Montagne, tout est dans l'excès et la démesure. Par contre, ce que je découvre, c'est l'essence de leur musique. Les clins d'œil à Led Zeppelin et AC/DC me pètent à la gueule, plus encore que sur disque… Je chope même quelques références surf ou hardcore ici ou là. J'ai l'impression de voir ma discographie passée au mixeur… et ça me fait tripper ! Julien frappe sa batterie comme un demeuré, pendant que ses deux compères offrent un joli combat de guitares. Bien sûr, comme sur disque, Passe Montagne en fait trop… quelques copains abandonnent, overdose. Mais, moi, c'est ce que je suis venu chercher, et je ne suis pas déçu. Seul léger reproche, un set qui se termine sur des morceaux, certes réussis, mais moins puissants (quand Samuel passe à la basse). Perso, j'aurais bien vu "98% cuir 2% sky" (joué en milieu de set) pour finir cette soirée sur les chapeaux de roues.

[mg]