Précédents Compte-rendus
The Ex + Anne-James Chaton
Future Islands + France Sauvage + Mir
Marvin + Papier Tigre + Electric Electric + Pneu
Zounds + Abdullah Sheraton + Abject Object
Nomeansno + Invasives
Narrows, Sofy Major, Revok
Ovo, Thrones, Nadja
Marvin, Papier Tigre, Gablé, For Damage
Hint vs Ez3kiel
Black Heart Procession
Poutre + Do You Compute + The Rubik's + Jubile, etc.
The Obits
Scul Hazzards + Brume Retina + Use of Procedure
Holy State + Abject Object
Jesus Lizard + Sunn0)))
Passe
montagne + Grampall Jookabox
Fuck
fest #2 : Basement, Goodbye Diana, Marvin, DYC, etc.
Don Vito + No Nebraska
Rubiks + Louise Mitchels + DYC
Black
Lips + Ponytail
Tournée
de Papier Tigre sur le continent
américain
31 Knots + We Insist + One Second
Riot
Qui + Three Second Kiss
Oxbow + Red Sparrowes
Adolescents + Burning Heads
Shellac + Mission of Burma + Melt Banana
Don Vito + Le Singe Blanc + Do You Compute
Scul hazzard + membrane
Basement + Death to Pigs + Rubiks
Qui + Marvin
Bananas at the audience
Les
Savy Fav
Zëro
The Bellrays + Tokyo Sex Destruction
Old
Time Relijun + The Gossip
the Evens + sincabeza + stanley
kubi
Fury Fest Part 2
Fury Fest Part 1
Isis + Jesu + Dalek
Karate + Edible Woman + Poney Club
+ Epileptic
Slint
Hoover + Haymarket Riot + Bullet
Union + This Ain't vegas (Londres)
Lungfish + Constantines (Austin/Texas)
Blond
Redhead + Secret Machines (Austin/Texas)
Melt Banana + Fantomas (Austin/Texas)
Engine
Down + Decahedron (Austin/Texas)
Seven Hate (Poitiers)
Q
and not U et Black Eyes (Austin/Texas)
The Ex (Austin/Texas)
|
KAP BAMBINO + ELECTRIC ELECTRIC |
|
Bien peu auraient trouvé le Quinté + dans l'ordre de passage de l'affiche de ce soir, spécialement concoctée par l'association TERIAKI. Le public est là et ce sont les chicagoans de LAZER CRYSTAL qui ouvrent ce qui sera une soirée 'orgie de synthétiseurs', vrai fil conducteur de ce festival. Les résidents de l'excellent label Thrill Jockey jouent au milieu de la salle. Deux claviéristes au matériel analogique encadrent le batteur hippie aux sons totalement électroniques. Ces américains ont la côte dans le milieu branchouille. Ils proposent avec sérieux et concentration une musique entre new wave et krautrock. Les textures sont bonnes, fouillées, constamment enrichies de détails. L'érudition est palpable. Une vision intéressante qui ne manque ni de finesse ni de puissance. Seulement, souvent froide et mathématique, elle manque d'instinct communicatif même sur leur tube 'Love Rhombus'. Pas de raison de s'attarder sur les mauvais DAT POLITICS, electro pop de discothèque rurale en mal de beats ou sur l'electro-clash à crête qui ne tient pas des bordelais de KAP BAMBINO qui heureusement (ou malheureusement) pour eux ne connaissent pas ATARI TEENAGE RIOT. Ca plaît aux lycéens qui après plus d'une semaine de manifs ont encore de l'énergie. C'est beau la jeunesse...allez finis ta sucette, brosse-toi les dents et au lit! La raison de ma venue à ce concert est là: les trois strasbourgeois d'ELECTRIC ELECTRIC montent sur une petite scène mobile. Tout le monde les attend. Ambiance de feu. Les énergies communes peuvent être lâchées pour cet electro-noise rock de très grande qualité, même si la guitare ce soir aura bien du mal à ressortir. Un an et demi que je ne les avais pas vus live et sur cette scène je m'aperçois de l'évolution. Leur rock dansant (mais dans le bon sens du terme) a gagné en puissance, en efficacité. |
Les musiciens s'expriment avec plus de confiance, avec plus d'aisance et tout ça se retrouve très vite dans cet esprit de communion explosif et festif. J'aime l'ambivalence de ce groupe. D'un côté il propose quelque chose directement accessible et d'autre part il travaille tous les aspects de ses compositions pour les amener plus loin. Mixant les morceaux de 'Sad Cities Handclappers' avec leurs nouveaux titres, le groupe, avec la banane en plein milieu du visage, brille de tout son talent. Le light show spécialement conçu pour l'occasion par l'asso avec ses trois longs néons balancés au-dessus de leurs têtes ne vient que rajouter de la folie aux passages de noise psychédélique. ELECTRIC ELECTRIC me fait souvent penser à BATTLES mais en tellement moins scolaire et tellement plus furieux. Jubilatoire! Leur second album est déjà attendu avec grande impatience par des fans toujours plus nombreux. Le festival se termine par MAGIC BARBECUE, un one-man band. Derrière son faux nez et autres postiches, on reconnaît le batteur de PNEU, l'excellent duo de Tours. Le cogneur fou s'entoure ici d'un vieux synthé, d'une multitude de pédales d'effets, d'un micro pourri qu'il met directement dans sa bouche. Esprit musique à l'arrache et aux seaux de sueur! On retrouve sur cette noise synthétique la frappe de mule et ce son de caisse claire que j'adore. Sec comme jamais! Le gars matraque son drum-kit mais à quelques morceaux près manque de convaincre. On sent le concept en devenir. Pas encore prêt à être magique. Y a de l'idée mais y aura aussi du boulot pour monter un projet cohérent et digne d'un véritable intérêt. Allez on débranche tout, on range les synthés et on va se reposer... |
|
|